Jean-Marc LIGNY

Né en 1956 à Paris, Jean-Marc Ligny poursuit des études secondaires qui le mènent jusqu’au bac, mais pas plus loin. Très tôt plongé dans la science-fiction (dès l’âge de 8 ans !), il se consacre à l’écriture dans ce domaine à partir de 1976, après de vaines tentatives musicales (comme guitariste rock). Il publie sa première nouvelle en 1978 chez Denoël, dans l’anthologie-pépinière de Philippe Curval Futurs au Présent. Son premier roman, Temps Blancs, paru l’année suivante, sera remarqué par la critique et lui vaudra un passage à Apostrophes.

Jean-Marc Ligny a décidé de se consacrer à l’écriture à plein temps lorsqu’il a “émigré” en Bretagne en 1985. Il a néanmoins collaboré durant quelques années (à temps partiel) à une rédaction locale d’un quotidien régional, Le Télégramme. Après avoir passé dix ans dans les monts du Forez, il est retourné en 2015 vivre en Bretagne (Morbihan) où il exerce à plein temps son métier d’écrivain et traducteur.

Jean-Marc Ligny a écrit une cinquantaine de nouvelles et une quarantaine de romans, dans maints domaines abordés par la science-fiction et le fantastique, dont une quinzaine pour la jeunesse (10-15 ans), qui l’amènent à intervenir en milieu scolaire. Il a également réalisé deux anthologies inter­nationales (une féminine et une masculine) sur le thème de l’amour, traduites et publiées en Italie.

Il puise son inspiration dans la musique (Furia!, La Mort peut danser), l’ethnologie (Yurlunggur, Yoro Si), l’ésotérisme (Les Voleurs de rêves), l’histoire (La Mort peut danser) ou l’écologie, notamment le changement climatique (AquaTM, Exodes, Semences, Alliances). Il s’intéresse aussi bien au fantastique (Yoro Si, Les Ailes noires de la nuit), au courant cyberpunk (Cyberkiller, Inner City, Slum City), au space-opera (Les oiseaux de lumière),ou à des domaines plus politiques (Jihad, Aqua™). Il s’est même frotté au policier avec deux Poulpe (Le cinquième est dément et La ballade des perdus). Deux voyages au Burkina Faso et un en Irlande ont servi de cadre à deux de ses principaux ouvrages : Yoro Si et La Mort peut danser. Dans le domaine du fantastique, il recherche une approche originale du genre, basée sur des mythes et légendes de civilisations actuelles ou passées… mais ne néglige pas pour autant le fantastique urbain contemporain (La maison aux démons, Mal-morts).

Jean-Marc Ligny est lauréat des principaux prix français en matière de littératures de l’imaginaire : le Grand Prix de l’Imaginaire en 1997 pour Inner City (J’ai Lu), le prix Rosny Aîné en 1999 pour Jihad (Denoël / J’ai Lu) et en 2007 pour Aqua™ (L’Atalante), le prix Tour Eiffel en 2001 pour Les oiseaux de lumière (J’ai Lu), le prix Julia Verlanger (doté par la Fondation de France) en 2007 pour Aqua™ – ce dernier roman a été publié en Allemagne et en Chine – et enfin le prix européen des Utopiales en 2013 pour Exodes (L’Atalante).

Depuis le début des années 2000, il consacre l’essentiel de ses œuvres de fiction au changement climatique et à ses conséquences sociales et environnementales : 4 romans sont parus sur ce sujet (Aqua™, Exodes, Semences, Alliances) ainsi qu’une douzaine de nouvelles.

Bibliographie :

Jean-Marc Ligny, L’aéroport, in Magazine du Jeu de Paume (en ligne), janvier 2021.

Jean-Marc Ligny, Alliances.La dentelle du cygne, L’Atlante, février 2020.

Jean-Marc Ligny, 2030/2300, in Nos Futurs, anthologie d’Aline Auras, Roland Lehoucq, Daniel Suchet et Jérôme Vincent. ActuSF, juillet 2020.

Jean-Marc Ligny, Kriegspiel, Fleuve Editions, 2018. 

Jean-Marc Ligny, Les guerriers au bord du temps, in Solaris n°202, avril 2017.

Jean-Marc Ligny, Mission divine, in Futurs insolites, anthologie d’Elena Avdija. Hélice Hélas, février 2016.

Jean-Marc Ligny, La roche au démon. Zones noires, Wartberg, octobre 2016.